Le projet éducatif social local


LE PROJET ÉDUCATIF SOCIAL LOCAL, SE MOBILISER POUR L'AVENIR DU TERRITOIRE

Lucie Tison (photo) est la coordinatrice en charge de la mise en œuvre du projet éducatif social local (PESL) sur la communauté de communes Coutances mer et bocage. Elle occupait précédemment ce poste et celui de la direction jeunesse auprès de l'ancienne communauté de communes de Montmartin-sur-Mer. Pour rappel, les PESL ont été impulsés par les cinq institutions départementales : la CAF, la MSA, la DSDEN, le Conseil départemental et la DDCS. Une convention fixe la méthodologie de projet et de mise en œuvre avec pour but « de proposer un parcours cohérent répondant aux besoins des 0-25 ans sur le territoire ; cela permet aussi d'optimiser les budgets de la collectivité » explique Lucie Tison. Car si le cadre est le même pour tous les PESL manchois, le contenu doit être défini par les élus en fonction des particularités locales : « je les accompagne dans ce sens en binôme avec Valérie Grieu-Leconte, vice-présidente ». Ce pilotage amène à poser des questions assez larges, « s'interroger sur l'avenir des jeunes c'est aussi réfléchir à l'attractivité du territoire, à son développement socio-économique ». Le PESL demande un engagement fort. Mais si l'implication politique est indispensable, la participation des acteurs locaux et même des habitants l'est tout autant. On parle alors de transversalité : « par exemple, au sein d'une collectivité, la jeunesse concerne bien sûr le service du même nom mais tout aussi bien celui des espaces verts au regard de la fréquentation de l'espace public par les jeunes ». Echanges et informations sur le champ social et l'éducation doivent être proposés avec les habitants, les parents. Cette phase de définition du projet est réactivée à l'échelle de la communauté de communes durant 18 à 24 mois. Avec une comparaison ferroviaire, Lucie Tison définit ses objectifs durant ce temps : « raccrocher les wagons internes et externes, trouver la destination avec les élus et l'itinéraire avec les collègues ». Le PESL sera ensuite sur les rails pour quatre années.